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Le Bourdon du Pèlerin

Artisans du chemin de Saint-Jacques depuis 1990


Une belle aventure humaine

Jean-François Demange
Jean-François Demange

L’idée de relancer cette tradition est née de la rencontre de Jean-François Demange et Charles-Henri Ravanne. Le premier est historiographe, le deuxième ébéniste.

Leur postulat était simple :

« Au Moyen-âge, il n’y avait pas de pèlerin sans bourdon. Le Chemin de Saint-Jacques est devenu un phénomène social, plus personne ne fabrique de bourdons, il faut relancer cette tradition ! »

Charles Ravannes
Charles Ravannes
Couple de pèlerins

De nos jours, les randonneurs soutiennent leur marche avec des cannes en carbone kevlar. Là est leur droit le plus stricte, à ceci près que ces objets sont dénués de toute symbolique.

« Prendre son bourdon », expression passée dans le langage courant, revient à s’inscrire dans l’immémoriale tradition jacquaire.

Jadis, ce simple et élégant objet permettait, d’un seul coup d’œil, de reconnaître l’état de pèlerin. Jadis, tout européen estimait avoir un devoir d’hospitalité et assistance envers les jacquets.

Les années passèrent, trente années déjà… En 2007, Charles-Henri Ravanne, qui est artiste peintre, a décidé d’aller vivre sous le ciel de l’Espagne.

« Je ne peux plus faire de Bourdons. On laisse tomber ? »

« Non. Bien sûr, fabriquer une petite centaine de bourdons par an, cela ne permet pas de vivre, mais cet objet permet surtout de rencontrer des gens hors du commun… Et puis… A chaque fois qu’un bourdon quitte l’atelier, c’est un morceau de rêve qui s’engage sur les routes et les chemins de l’Europe. »

Pommeaux de bourdons
L'atelier

A Bustince-Iriberry, il vous sera seulement possible de sentir et toucher les essences de bois, de vous choisir une poignée, un fût, de définir la hauteur de votre futur compagnon de pérégrination.

Après, il vous faudra patienter un peu, car un bourdon, c’est comme un pèlerinage, il faut savoir le mériter.

— Jean-François Demange


Les bourdons à la une